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Cuivrée de Mormal - Theillier
Ypres - De Struise
Zona Cesarini –Toccalmatto
Série noire – Pays Flamand
Pais et Vree - De Molen
Kabert - De Struise
Bracia - Thornbridge
Techno – Elav
Tomahawk - Mikkeller
Belle Fleur –van de korenaar
West Coast IPA - St-Feuillien
Grunge IPA – Elav
Open et Bloot - De Molen
Rotten Skull - Chevreuse
Chocolate vanilla Stout – Titanic
Sex Ale Rock Roll - Ste Crucienne
Lou Pepe - Cantillon
IPA - Mont Salève
Mariage Parfait 2008 Kriek Boon
Abstrakt AB :06 - Brewdog
Sorachi Ace - Mikkeler
Mooi Meedogenloos – De Molen
Old Engine Oil - Harviestoun
Avalanche - Fyne Ales
My name is Beastie - BrewDog
Rodenbach Caractère Rouge
Brugs X4 - Straffe-Hendrik
Oude gueuze – Hanssens
Past Masters – Fuller’s
Nelson Sauvin - Brewdog
Paradox Jura - Brewdog
Triple brune IPA - Fleurac
Scottish Stout - Belhaven
18
Troubadour Westkust
Mademoiselle - Mont Salève
Jackhammer – BrewDog
Alive and Kicking - De Molen
Cascade - Corrézienne
Hophophop Mozaic - Corrézienne
Temptation – Durham
Hurricane Jack - Fyne Ales
Viven Imperial IPA
Jarl - Fyne Ales
Trashy blonde – Brewdog
Dordogne Valley - Corrézienne
Bavaisienne - Theillier
Ruby Mild – Brasserie Rudgate
Renaissance - Dochter van Korenaar
Cuvée Jeun’homme – De Leite
Innovation - Adnams
Xmas Zinnebir – De la Senne
Ø Brun – Brasserie Nogne
Dragonhead – Orkney
Triple Chocoholic – Saltaire
Bloed, Zweet et Tranen – De Molen
Tricerat’hops –Trimartolod
Celt Bleddyn 1075
The Saints Whisky Beer
Hazelnut Coffee Porter - Saltaire
Tsarina Esra - De Molen
Hoppy Christmas - Brewdog
Grand Cru Oud Bruin - Strubbe
Rouge - Corrézienne
Hel et Verdoemenis – De Molen
Viven Porter - Van Viven
SchuppenAas – Anders
Barbe Noire - Verhaeghe
Alice Porter - BrewDog
Vital Spark - Fyne Ales
Qantelaar – d’Oude Maalderij
Red Mac Gregor –Orkney
Cowboy et Indien – Fleurac
Rasputin – De Molen
Ohara’s Double IPA - Carlow
Libertine Black Ale - BrewDog
Black Albert - De Struise
1845 - Fuller's
Black Cab – Fuller’s
Iconoclastic amber ale - Brewdog
Tickle Brain – Burton Bridge
Hardcore IPA - Brewdog
KlevereTien – Schelde
Mer Meg - Flash
Iris - Cantillon
Good Times - Williams
Gypsy Rose - Sainte Hélène
Christmas Porter – Brewdog
Gueuze – Girardin
Raspberry Blonde – Saltaire
Old Style Porter - St Peter's
Old Crafty Hen
Oude Geuze - Drei Fonteinen
Kill your Darlings - Thornbridge
Midnight Sun - Williams
Bière de l'ours - Dunham
Abt 12 - Sint Bernardus
Matildica - Millevertus
Honey Porter – Saint Peter’s
Strong Suffolk Vintage Ale
Chimay triple - Ab. Scourmont
Tokyo - BrewDog
Broadside - Adnams
Citra - Brewdog
Burns Ale - Belhaven
17
Funnel Blower –Box Steam
IPA - Brasserie de la Cère
Bird and bees - Williams
Noire - Corrézienne
Lichtervelds Blond –de Dolle
La frangine –La Semois
Dead Pony Club - Bewdog
Amiral Benson - Mont Salève
Single hop Mandarina – Corrézienne
I beat You - Mikkeller
Ghost Ship - Adnams
Poacher’s Choice - Badger
Red Kite - Black Isle
Neudorf Red Ale - Brasserie Bendorf
Barbe d'or - Verhaeghe
Oud bruin - Brasserie Strubbe
Kollane Lill – Bendorf
Kinder Downfall – Buxton
Havane Nocturne – Berylium Erbium
Spooks Ale - Shepherd Neame
Grand Cru Bruocsella - Cantillon
Cordiale - Brasserie Mobsby
Evensong – Durham
King Goblin - Wychwood
Vieille Kriek - Oud Beersel
Oak age Ale 2008 - Rodenbach
No Santa - Brewdog
Braven Apostel - De Proef
Bramling X - Brewdog
Bitter –Butcombe
Dark Island - Sinclair Breweries
Agent provocateur - Craig Allan
Chaleureuse - Corrézienne
Chargeoise Louisette - Rente Rouge
Anosteké - Pays Flamand
Alpha Dog - Brasserie Bewdog
Brune - De Rulles
Zinnebir - De la Senne
Tally Ho - Adnams
Maverick - Fyne Ales
Ruby Red Ale - St Peters
Brugs Zot Tripel
Old Peculier – Theakstons
Stouterik - De la Senne
Raven Ale – Orkney
Red alert – Arti brassage
Cream stout - St Peters
Experience - Mobsby
Weltmerz 2010 - De Struise
Coq - Brasserie Mobsby'S
Floreal - Corrézienne
Proper Job - St Austell
Apocalypse Now - Sainte Crucienne
Quadrupel – La Trappe
Sick & Tired – Elav
Apollo – Arti brassage
Dark Lord – Batemans
Cuvée des Jacobins - Bockor
Kriek - Cantillon
Golden Pride – Fuller’s
Suffolk Smokey - St Peter's
English Pale Ale - Buxton
Triple - Ebly
Tonnerre de Bresse
O' Hara's Leann Follain
London Porter – Fuller’s
Cuvée brut - Liefmans
Chockwork Orange – Brentwood
Organic Ale - St Peter's
Nightmare – Hambleton Ales
Summer Lightning - Hop Back
IPA - St Peters
Chargeoise aparté - Rente Rouge
Ohara’s Irish Stout
Kapittel Dubbel - Van Eecke
Triple - Brasserie Brakspear
Saint Ambroise - McAuslan
Carolus Christmas - Het Anker
Highlander - Fyne Ales
El Dorado - BrewDog
Charbonnière - Goutte d'Or
Best Bitter - St Peters
Oldspeckledhen
Leffe Triple - Inbev
Rooster - Frères Williams
16
Battle Axe – Brasserie Rudgate
Captain Smiths – Titanic
Victory Ale – Batemans
Xtrem Columbus – De Proef
Pannepot 2009 - De Struise
Magus – Durham
Unofficial Beer of halloween
Christmas Ale - Corsendonk
Framboise – Girardin
Marzen - Schlenkerla
The American Dream - Mikkeller
Fruit Beer - Brasserie Belhaven
Oude Gueuze – Moriau
Beerzone - Val'aisne
Reinaert Grand Cru - De Proef
Rosé Gambrinus - Cantillon
Golden Champion - Badger
McCallum's Stout - Belhaven
Pater 6 - Sint Bernardus
Vieille Gueuze - Oud Beersel
Double Chocolate Stout
Blacksheep Ale
Christmas Ale - Sint Bernardus
Rouge Flamande –Thiriez
Molenbier –De Molen
La Divine -De Silly
John Martin's Pale Ale
Route des épices - Dieu du ciel
Dogma - BrewDog
Troubadour Obscura
Greene King IPA (Export)
Blikken et Blozen - De Molen
Guldenberg - De Ranke
Bavaisienne ambrée - Theillier
Oude Geuze - Boon
Livinus - Van Eecke
Alba - Williams
Very Special Old Pale - Marston’s
Griffon - McAuslan
Piper’s Gold - Fyne Ales
Cuvée René Kriek - Lindemans
Mocha – Batemans
Svea ipa - De Struise
Roisin - Frères Williams
Arabier - De Dolle Brouwers
Gueuze - Cantillon
IPA - Fuller's
Prohibition - Brasseurs et Frères
Celebration – Sainsbury’s
Wambrechies - Claeyssens
Vision dionysiaque – Berylium Erbium
Amber Ale – Buxton
Amarante - Millevertus
Cochonnette – A Vapeur
Hildegarde Ambrée – St Germain
Wildcat - Cairngorm
Watou Tripel - Sint Bernardus
Troubadour Magma
Piet-Agoras - Het Alternatief
Seven Giraffes - Frères Williams
Bitter - Adnams
Bombardier - Wells Bombardier
Pas Barley Wine - Sainte Hélène
Black Jack Porter
Brugs Zot double - De Halve Maan
Rodenbach Grand Cru
Fiche de dégustation


Liban552

Liban

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Biere Maison Liban

Message par Krinou le 06.08.13 9:43

Le quotidien américain The New York Times consacre dans son édition du samedi 3 août un article à l’histoire et au succès rencontré par la bière libanaise 961.

Il est vrai que de nombreux musulmans ne boivent pas d’alcool. Mais nombreux sont ceux au Moyen-Orient qui aiment boire, particulièrement au Liban. Les gens recherchent l’alcool durant les temps difficiles, déclare au journal Mazen Hajjar, ancien banquier, à l’origine de l’ouverture de la brasserie. Pendant 80 ans, "le Liban a bu de la bière pétillante et légère. Je voulais produire de la vraie bière", ajoute-t-il.

En 2012, rappelle le quotidien new-yorkais, la 961 a reçu le prix de la meilleure bière aux Hong Kong International Beer Awards. "961 Beer" a écoulé en 2012 l’équivalent de 200.000 caisses de bières en bouteilles ou en canettes. "Il ne s’agit pas d'une mince affaire si l’on prend en considération que la production a commencé après le début de la guerre entre Israël et le Liban en 2006, que l’économie ne s'est toujours pas totalement remise de la guerre civile et qu'aujourd'hui, le Liban subit les retombées du conflit syrien", ajoute le NYT.



"Il est remarquable que Mazen ait pu monter cette affaire dans ce chaos", affirme au journal Steve Hindy, co-fondateur de la Brooklyn Brewery et ancien correspondant à Beyrouth de l’Associated Press.



La naissance de 961 Beer tient en une rencontre, celle de Mazen Hajjar et Henrik Haagen en 2005. Mazen rencontre cet homme d'affaire danois en vacances à Beyrouth, quand ce dernier l'aborde dans la rue pour lui demander l'adresse d'un restaurant. Les deux hommes sympathisent, puis réalisent leur envie de monter une affaire ensemble.

L’ancien banquier libanais commence alors ses essais dans sa propre cuisine et organise des dégustations, avant de mettre en vente sa production.
En 2007, 961 Beer importe des machines du Canada. Quatre ans plus tard, après une fermeture de deux ans pour répondre à la demande grandissante, la brasserie rouvre dans un local plus spacieux équipé de nouvelles installations achetées.

Pour produire de la bière, 961 doit importer des ingrédients d’Allemagne, d’Angleterre, des Etats-Unis et de la République tchèque, augmentant drastiquement les coûts de production.

M. Hajjar souligne toutefois sa volonté de se développer à l’international et envisage même d’ouvrir une brasserie aux Etats-Unis.

Krinou
En refroidissement


J'utilise le chauffage électrique. Plutôt levures sèches Fermentation haute J'embouteille le plus souvent en 50 cl
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Biere Maison Re: Liban

Message par Invité le 14.09.13 15:42

Kassatly Chtaura a investi six millions de dollars pour ouvrir une brasserie dans son site industriel de la Békaa en janvier 2014.

« Nous voulons nous positionner sur le marché à la même échelle qu’Almaza, qui est actuellement la seule grande brasserie du Liban », explique Nayef Kassatly, gérant de la société.

Avec un investissement financé au moyen d’un prêt bancaire, Kassatly Chtaura voit grand: une capacité de production de 20 millions de litres par an.

Cela représente une grande part du volume annuel du marché libanais qui est de 24 millions de litres, dont 80 % sont dus aux producteurs locaux, Almaza (détenu par le groupe Heineken) essentiellement, mais aussi 961 lancée en 2006, qui revendique une part de 5 %, soit environ 1,5 million de litres (source BlomInvest).

« Almaza est en situation de quasi monopole. Notre analyse est que l’apparition sur le marché d’un concurrent de son calibre sera bénéfique à l’ensemble du marché. La concurrence au niveau des campagnes publicitaires et du marketing augmentera la popularité de la bière. Notre objectif n’est pas de nous attaquer frontalement aux parts du marché d’Almaza, mais d’agrandir le marché suffisamment pour nous permettre de coexister », explique Nayef Kassatly.

« D’après nos études, la consommation de bière au Liban s’élève à 5 litres par habitant. Nous espérons doubler ce chiffre avec le lancement de notre bière, prévu pour l’été 2014 », confirme Ghida Kassatly Boulos, responsable commerciale.

« Kassatly Chtaura a tous les atouts pour être le deuxième gros acteur du marché de la bière libanaise : la ligne d’embouteillage est déjà présente, ainsi que la capacité et le savoir faire en matière de production et de distribution de boissons. Nous sommes les seuls au Liban aujourd’hui à pouvoir nous lancer dans un projet de cette envergure, qui devrait créer au moins cinquante nouveaux emplois. Nous importons notre savoir faire, et bénéficierons de l’aide de professionnels allemands ».

Très présente sur le marché libanais grâce à son portefeuille de boissons variées, Kassatly Chtaura enregistre une évolution annuelle de son chiffre d’affaires variant entre 20 % et 25 %.

Akram Kassatly, fondateur de Kassatly Chtaura en 1974, a entamé sa diversification en 2005 en se lançant dans le vin, avec Château Ka, qui produit entre 100 000 et 150 000 bouteilles par an. Parmi les autres produits de la marque on retrouve aussi les jus Nectar, la boisson alcoolisée Buzz, et Freez un rafraichissement non alcoolisé.

Les produits Kassatly Chtaura sont présents sur le marché international, aussi bien en Asie qu’en Europe et en Amérique.

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Biere Maison Re: Liban

Message par Invité le 21.10.13 11:48

A côté d’une gastronomie libanaise exceptionnelle, l’offre de bière n’est pas au niveau. C’est le constat que fait Mazen Hajjar il y a sept ans, et qui le décide à offrir aux consommateurs un réel choix. A trente-trois ans, influencé par l’Angleterre où il a accompli ses études, il ambitionne alors rien de moins que d’éduquer les palais libanais à la mousseuse, en duo avec un investisseur danois sentant le bon coup.

Cheveux mi-longs et baskets, penché en arrière dans un fauteuil à roulettes au dernier étage de son usine des environs de Beyrouth, le PDG de la Bière 961 avance que «la bière aurait été inventée ici autour de – 9.000 avant JC. Dommage que la tradition se soit perdue…»
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Le marché de la bière au pays du Cèdre est un quasi monopole depuis des décennies. La bière nationale, c’est la Almaza. Pour se tailler une place au forceps à ses côtés, les deux entrepreneurs ont dû surmonter deux contraintes culturelles majeures.

D’abord, l’influence française depuis le mandat colonial, qui veut que le vin soit noble, mais la bière faite pour les paysans. Ensuite, l’influence musulmane, qui interdit grosso modo l’alcool.
Proposer une alternative

Première approche tactique, 961 ouvre un bar entre 2007 et 2009 dans le quartier Mar Mikhael, devenu ces dernières années le point de rassemblement des artistes et des jeunes dans le vent. Objectif: faire découvrir autre chose que la Almaza, marque du groupe Heineken, «dégueulasse» nous dit Mazen Hajjar tout en chiquant une nouvelle feuille de tabac tous les quarts d’heure.

L’expérience permet de faire connaître la marque et tester différents goûts, même si elle ne rapporte guère financièrement. La société poursuit sa mission de diversification et propose aujourd’hui six bières de recettes différentes.

Du jamais vu au Liban. La petite dernière mise en vente en octobre 2012, Pale Ale, n’est constituée que d’épices nationales: thym, sumac, anis, camomille, sauge et menthe.

En ce moment les brasseurs expérimentent aussi aux Etats-Unis une recette au café et à la cardamone à huit degrés, tandis que la marque travaille sur une boisson hybride bière/vin…

«Nous avons développé la culture de la bière au Liban, se targue Hajjar. A présent les gens veulent assortir leur bière à ce qu’ils mangent!»
Pas encore adoptée partout

Au rez-de-chaussée d’une auberge de jeunesse, logée dans une vieille maison du quartier Mar Mikhael, le restaurant-bar-chicha Oum Nazih est très prisé par les jeunes. On y sert de la 961 à la pression, en pichet ou dans des verres en plastique. Pourtant c’est une Almaza que Zahraa, jeune Libanaise de 28 ans, tient entre les mains:

«Personnellement, je n’aime pas la 961. Même si à l’étranger, je prends plaisir à goûter d’autres bières, au Liban, je préfère boire Almaza pour son goût. Dans la 961, il y a une sorte d’amertume et un ajout d’épices…. Et puis c’est difficile d’imaginer qu’une bière remplace Almaza! Nous avons une attache sentimentale à cette marque.»

Son amie Anne, une jeune Française habitant au Liban, a opté pour une 961 Red Ale:

«C’est vrai que la Almaza est plus fraîche et si j’ai soif, je vote pour elle. Il fait souvent chaud au Liban. La 961, c’est quand je choisis de déguster: on prend le temps de l’apprécier et d’y déceler tous les arômes comme l’on ferait pour du vin. »

Vieux réflexes

Sensiblement au même prix que la Almaza, 961 est distribuée dans 300 points de vente du pays, et est servie en pression dans 35 bars de la capitale. Mais beaucoup de bistrots, même branchés, ne la proposent pas.

«Les cafetiers nous demandent souvent ‘Pourquoi je proposerais ta bière? Qu’est-ce que tu m’offres?’ râle Mazen Hajjar. Il n’y a pas encore dans ce pays la culture du libre choix des consommateurs. Il faut que les gens se plaignent de ne pas nous trouver!»

Mais visiblement, ce n’est pas encore le cas. Dans le nouveau centre ville chic, à Saifi Village, un barman soupire:

«On est tellement habitués à la Almaza que je ne me pose pas de questions. Beaucoup de gens ici ne se posent pas de questions.»

Chez Abou Elie, ancien bar communiste, le choix est clair. «Pourquoi nous n’avons pas de 961? Parce que je ne la trouve pas bonne, argumente Ali, son serveur emblématique. Mon patron ne la trouve pas bonne non plus et il n’y a pas de demande de la part des clients.» Le pari n’est pas encore gagné du côté des professionnels.
Patriotique et écolo

Comme Almaza, qui est un emblème national, 961 se veut pourtant patriotique. 961 est l’indicatif téléphonique international du Liban, et la firme utilise autant que possible des ingrédients de producteurs nationaux.

C’est aussi une bière écolo, proposée dans un verre brun et non vert, comme l’exigent les meilleures conditions de préservation à la lumière. 961 doit également être servie à tout prix dans un verre, et non bue au goulot. Plusieurs années durant, l’injonction apparaissait sur une étiquette collée aux bouteilles. L’entreprise refuse les additifs chimiques et poursuit un objectif d’empreinte carbone à zéro.

La marque proclame rejeter toute forme de publicité sur aucun support media, en opposition aux lourdes campagnes de télévisions et d’affichage d’Almaza. Par le bouche à oreille, 961 s’est pourtant bâti un joli mythe fondateur qui contribue à son succès.

Riche PDG d’une compagnie d’aviation aux Emirats, Mazen Hajjar se lasse et abandonne tout pour rentrer dans son pays. Sous les bombes israéliennes pendant la guerre de l’ été 2006, il commence peu après à brasser dans son arrière-cuisine en lisant l’autobiographie du patron de la Brooklyn Brewery, achetée sur Amazon.
La passion, le fun... et l'argent

961 cultive une image de marque jeune, branchée et engagée, David contre Goliath. Le jeune chef d’entreprise parle, dans un anglais parfait, d’une aventure «fruit de la seule passion, jamais de l’esprit».

Il montre aux journalistes plusieurs vidéos documentaires sur Google. L’une d’elles est l’enquête d’un journaliste suédois qui piège le patron du brasseur international Stella Artois, incapable de reconnaître ses propres produits au goût, les yeux fermés. Et Mazen transforme l’interview en dégustation.

Mû, dit-il, par la seule volonté de sortir le public de l’aveuglement de la binouze unique et par la quête du «fun», Mazen Hajjar, par conséquent, ne souhaite pas parler d’argent. Il refuse d’indiquer combien rapporte aujourd’hui sa PME de quinze employés.

Mais au Liban, il est extrêmement rare qu’une entreprise fournisse ses résultats chiffrés à la presse. Lorsqu’on l’interroge sur «Lebanese Brew », une autre marque que sa société développe depuis 2011 à destination d’un marché de masse beaucoup moins exigeant sur l’originalité de la recette, l’entrepreneur ne souhaite pas non plus s’étendre. Une source de revenus bien plus classique, qui permet de financer 961.

«C’aurait été plus facile pour nous d’être intéressés par l’argent, mais on préfère éduquer les Libanais», claironne le patron. Aujourd’hui pourtant, l’entreprise semble rentable. La production est passée de 6.000 caisses de vingt-quatre bouteilles en 2006, à 250.000 en 2012.
Les Libanais buveurs mais pas trop

La marque aurait refusé il y a peu une offre de rachat par «une grosse entreprise libanaise d’agroalimentaire». On trouve aussi, désormais, 961 dans dix-neuf pays étrangers. Au Liban, la marque sponsorise aussi un grand nombre d’artistes locaux à raison de trois événements par semaine, ainsi que de petites ONG.

En mai dernier, 961 organisait une grande soirée de concerts à Beyrouth, la «Summer Block Party». Les affiches étaient partout dans les rues de la capitale. Une pratique qui ressemble quand même beaucoup à de la publicité auprès des jeunes générations.

«Je suis tellement heureux de voir que 961 peut donner une image positive du Liban, s’enthousiasme Mazen. Les gens sont surpris de voir que les Libanais sont des buveurs, ouverts d’esprits, et j’en suis fier!» assène-t-il.

Le marché reste toutefois étroit. La consommation de bière au Liban ne dépasse pas cinq litres par an et par personne, soit l’équivalent de dix journées d’Oktoberfest à Münich, rappelle Mazen.

Delphine Darmency et Constance Desloire pour Slate.fr

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Biere Maison Re: Liban

Message par Stratovirus le 24.06.14 10:13

On est loin des brumes écossaises. Plutôt sous le soleil de plomb de Batroun. C’est pourtant dans ce décor que Jamil Haddad, originaire de la région, a choisi d’implanter sa micro-brasserie, Colonel. Le bâtiment sert également de pub aux amateurs de la région.

Ce nom est tiré d’un spot au large des côtes de Batroun, connu des surfeurs, un sport dont le fondateur de cette micro-brasserie, est un passionné.

Jamil Haddad y produit les premières bières « Made in Batroun», 100 % naturelles, à peine filtrées, sans sucre ajouté ni pasteurisation.
« La marque repose sur des recettes originales, mais s’inspire des grandes traditions, allemandes ou tchèques principalement», assure le jeune homme.

En tout, 2 millions de dollars ont été investis dans cette brasserie artisanale financés en fonds propres et grâce à un crédit Kafalat.

Le vaste bâtiment (400 m2) construit en matériaux recyclés est posé dans un champ, à l’entrée de Batroun, entre la carcasse de béton d’un ancien aquarium, qui n’a jamais vu le jour et la mer.

« Colonel, c’est un lieu de vie : à la fois une micro-brasserie, un pub-restaurant où l’on peut déguster une bière et grignoter des produits locaux. Par la suite, s’y adjoindront des bungalows à louer. »

La consommation de bière reste encore timide au Liban, si on en croit une étude (2013) de la BlomInvest. Avec 5 à 5,5 litres per capita et par an, le pays est encore très loin des ratios occidentaux : 110 litres en Allemagne, 81 en Belgique ou encore 78 au Royaume Uni.

Mais la consommation est en croissance au Liban, portée par le
besoin d’une boisson légère et rafraîchissante, à déguster notamment pendant les grosses chaleurs de l’été.

La bière Colonel a déjà conquis Batroun. Jamil Haddad compte bien attirer aussi les amateurs de plages, de passage dans la région. Avant de percer à Beyrouth en positionnant sa marque dans quelques hauts lieux de la vie beyrouthine.

« En Europe, aux Etats-Unis, le développement des brasseries artisanales est un phénomène de société. Les consommateurs désirent connaître le produit. L’idée d’une fabrication « proche de chez vous » répond à un besoin de plus en plus flagrant de proximité et d’authenticité.»

L’idée d’une micro-brasserie ne date pas d’hier pour Jamil Haddad. À 30 ans, cet ancien responsable commercial chez Adidas est même un expert de la distillation maison.

« À 16 ans, je distillais déjà des liqueurs pour mes amis. En voyageant, j’ai commencé à apprécier la bière, puis je me suis penché sur sa fabrication : je suis parti rencontrer des brasseurs, j’ai fait des stages avant de me lancer. »

Ses premiers essais, il les mène dans son appartement de Mar Mikael à Beyrouth. Un an plus tard, il estime ses recettes assez rôdées pour sauter le pas : Jamil haddad démissionne, retrouve la maison de ses parents à Batroun et démarre son projet.

Si la capacité maximale de production de cette micro-brasserie est de 1000 litres par jour, le jeune homme envisage la première année de se cantonner à 200 à 300 litres par jour.

Quatre bières y seront fabriquées : la première, commercialisée en bouteille de 33 cl, est relativement standard (4,7% d’alcool). Elle sera vendue à 2000 livres libanaises (1,34 dollars) l’unité.

Trois autres bières seront également proposées en exclusivité à la brasserie. Les clients pourront les consommer sur place ou repartir chez eux avec une bouteille de 75 cl.

« Ici, c’est le concept d’une bière brassée « fraîchement », au goût différent de ce que l’on trouve dans le commerce. » On en salive d’avance.

Stratovirus
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Brassins par an: 5/
Culture du houblon: Non
Bière préférée: Porter

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